đŽCOVID-19 : LIBĂRATION DE 1600 PRISONNIERS SUR LES 5000 PRĂVUS
L’ONU appelle Ă libĂ©rer les dĂ©tenus Ă travers le monde par crainte que le coronavirus ne fasse des « ravages » dans les maisons carcĂ©rales .

Sans faire une telle annonce, la Garde des Sceaux Nicole Belloubet a prĂ©sentĂ© mercredi, lors du Conseil des ministres, des ordonnances qui concernent le fonctionnement de la justice en pĂ©riode d’Ă©tat d’urgence sanitaire. Des mesures « d’exception » qui concernent par exemple les procĂšs, alors que les tribunaux tournent au ralenti, mais aussi les prisons, en proie Ă des tensions la semaine derniĂšre aprĂšs l’annonce de l’arrĂȘt des parloirs.Â
Mardi, l’administration pĂ©nitentiaire dĂ©nombrait sept cas avĂ©rĂ©s de coronavirus et 315 dĂ©tenus confinĂ©s.
Ainsi, en 10 jours, 1600 personnes sont dĂ©jĂ sorties de prison. D’autres suivront grĂące notamment Ă la crĂ©ation d’une nouvelle rĂ©duction de peine de deux mois, convertie en assignation Ă domicile, pour les dĂ©tenus en fin de peines. Aucun condamnĂ© pour des faits de terrorisme, de moeurs, ou de violences conjugales ne pourra en bĂ©nĂ©ficier.
Pour la Chancellerie, l’objectif est de vider les prisons d’environ 5.000 dĂ©tenus pour Ă©viter la contagion et favoriser le plus possible l’encellulement individuel.
Autre mesure pour Ă©viter la contagion, dans les tribunaux cette fois: au pĂ©nal, des procĂšs pourront se tenir sans public, avec un seul juge au lieu de trois, et par visioconfĂ©rence. La Garde des sceaux veut aussi permettre de pouvoir prolonger des mesures comme les ordonnances de protection pour les victimes de violences conjugales, qui auraient dĂ» se terminer durant cette pĂ©riode exceptionnelle, oĂč la justice tourne au ralenti, faute de personnels suffisant⊠Il y a plus de 70.000 dĂ©tenus en France pour 61.000 places
