Tribune

APRÈS PLUS DE 30 ANS DE GUERRE ET PLUS DE 10 MILLIONS DE MORTS : ENFIN, LA PAIX ! (Tribune de Loïc KATSHUNG YAV)

L’histoire retiendra la date du 4 décembre 2025 comme celle où, après plus de trois décennies de souffrances, de déchirures et d’innombrables vies fauchées, la région des Grands Lacs a enfin vu s’ouvrir une brèche d’espoir. Depuis Washington, la République Démocratique du Congo et le Rwanda ont signé un accord de paix historique, sous l’égide des États-Unis, scellant l’engagement de deux peuples longtemps meurtris à regarder ensemble vers l’avenir.

Pendant plus de 30 ans, notre pays a été le théâtre d’un conflit d’une brutalité inégalée, causant plus de 10 millions de morts, des millions de déplacés, une destruction profonde du tissu social et une fragilisation extrême de la confiance entre États voisins.

Pour des générations entières, la guerre n’a pas été un épisode mais un environnement.

Aujourd’hui, pour la première fois depuis longtemps, la paix n’est plus un slogan : elle devient une possibilité réelle.

Lors de la cérémonie au Donald J. Trump Institute of Peace, le Président Félix-Antoine Tshisekedi a posé des mots forts, lourds de promesses et de responsabilités :

« La République Démocratique du Congo prend ici l’engagement solennel de mettre en œuvre, en toute sincérité, l’ensemble des obligations qui découlent de ces Accords. Nous le ferons avec sérieux, avec rigueur et avec le souci constant de la paix, de la sécurité de nos populations, de l’unité et de l’intégrité de notre territoire. »

Ces mots ne sont pas seulement ceux d’un Chef d’État : ce sont ceux d’un peuple qui n’a que trop souffert. Ils portent les espoirs des enfants de l’Est, des familles endeuillées, des communautés déplacées, de tous ceux qui n’ont connu que la peur, la fuite et l’incertitude.

Le Président américain Donald Trump a rappelé l’enjeu historique de cet accord, appelant les deux nations à transformer cette paix en levier de prospérité, à reconstruire au lieu de détruire, à exploiter les richesses régionales non plus comme des armes de discorde, mais comme des opportunités de développement partagé.

La présence des Chefs d’État de l’Angola, du Kenya, du Burundi, du Togo, de la vice-présidente de l’Ouganda ainsi que des représentants du Qatar et des Émirats Arabes Unis témoigne du poids continental et international de cette nouvelle page.

La paix du Congo n’est pas seulement l’affaire du Congo : elle est l’affaire de l’Afrique et du monde.

Ce moment n’efface ni les cicatrices, ni les millions de vies perdues. Il ne guérit pas instantanément les traumas.

Mais il ouvre une voie.

Une voie que beaucoup n’attendaient plus.

Une voie que nous avons la responsabilité de préserver.

Après plus de 30 ans de sang et de larmes, après plus de 10 millions de morts, le temps est venu d’entrer dans une ère où les armes se taisent et où les nations bâtissent ensemble.

Le temps est venu d’écrire une nouvelle histoire : celle de la paix et de la prospérité partagées.

Aujourd’hui, le Congo respire.

Demain, il se relèvera.

Et ensemble, avec nos voisins, nous pouvons choisir de devenir non pas un champ de bataille, mais un foyer de stabilité, de richesse et d’espoir.

Loïc KATSHUNG YAV

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