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À L’APPROCHE DU MOIS DE MARS, METTONS EN LUMIÈRE CES FEMMES QUI DIRIGENT, DÉCIDENT ET TRANSFORMENT NOTRE SOCIÉTÉ.

À l’approche du mois de mars, mois dédié à la célébration des droits et du leadership féminin, le Lualaba met à l’honneur ces femmes qui dirigent. Qui décident. Souvent en silence. Mais toujours avec impact.

Dans cette province stratégique de la République Démocratique du Congo, elles incarnent une gouvernance de proximité, une autorité assumée et une vision tournée vers le développement durable. Voici leurs portraits.

Fifi Masuka Saini : L’ascension d’une bâtisseuse d’institutions

Née le 10 mars 1967 dans le secteur de Tshisangama, territoire de Dilolo, Fifi Masuka Saini est aujourd’hui l’une des figures politiques les plus influentes du pays. Gouverneure du Lualaba, elle incarne la constance, la compétence et la résilience.

Son parcours académique à l’Université de Lubumbashi, où elle obtient une licence en Sciences Économiques appliquées, option Gestion financière, pose les bases d’une carrière solide. Économiste de formation, experte-comptable, experte en mines, cheffe d’entreprise aguerrie, elle maîtrise les rouages d’un secteur vital pour l’économie nationale.

Quatre fois députée nationale, deux fois députée provinciale, commissaire spécial adjoint en charge des questions économiques et financières, deux fois vice-gouverneure, et aujourd’hui gouverneure : son parcours est celui d’une femme qui ne doit rien au hasard.

Engagée également sur le plan social, présidente de l’ONG Marie Secours des Pauvres, elle place l’humain au cœur de son action. Son leadership est marqué par la promotion de la décentralisation, la valorisation des ressources locales et la modernisation des infrastructures provinciales.

Fifi Masuka ne dirige pas seulement une province. Elle incarne une vision : celle d’un Lualaba ambitieux, structuré et prospère. Elle est la preuve vivante que la compétence féminine n’est pas une alternative — elle est une évidence.

Laetitia Nawezi Kalukangu : La jeunesse au service de l’autorité

À la tête du secteur de Lufupa depuis le 6 septembre 2023, Laetitia Nawezi Kalukangu représente une nouvelle génération de femmes leaders déterminées à transformer leurs communautés.

Licenciée en droit économique, elle débute son parcours professionnel après un stage formateur chez Afridex à Lubumbashi (2016–2017). En 2020, elle intègre les Lignes Maritimes Congolaises comme cheffe de section, marquant son entrée officielle dans l’administration publique.

Aujourd’hui, elle dirige une entité de plus de soixante villages avec une approche fondée sur l’écoute, la proximité et la responsabilité. Son leadership se distingue par sa capacité à conjuguer rigueur administrative et sens maternel de la protection communautaire.

Laetitia prouve que l’autorité peut rimer avec humanité. Elle symbolise cette jeunesse féminine instruite, consciente de ses responsabilités et prête à façonner un avenir plus structuré pour le Lualaba.

Betty Kyando Katoke : L’efficacité au cœur du développement local

Installée officiellement le 14 septembre 2023 à la tête du secteur de Luilu, Betty Kyando Katoke a rapidement imposé un style de gouvernance pragmatique et orienté vers les résultats.

Sous sa houlette, plus de 159 projets ont été réalisés avec succès : routes réhabilitées, infrastructures modernisées, amélioration des services de base. Ces chiffres traduisent une réalité tangible : le développement local est possible lorsque la volonté politique s’allie à la compétence.

Réunions d’évaluation, suivi rigoureux des marchés publics, implication du comité local de développement : sa méthode repose sur la planification, la transparence et la performance.

Betty Kyando incarne cette femme d’action qui transforme les promesses en réalisations concrètes. À Luilu, son mandat est devenu synonyme d’efficacité.

Françoise Mangwej : La proximité comme force

Bourgmestre de la commune de Dilala, Françoise Mangwej est le visage d’une gouvernance de terrain. Militante de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), elle a gravi les échelons avec patience et détermination.

Ancienne secrétaire dans un cabinet juridique, puis agente à la mairie pendant six ans, elle connaît parfaitement les réalités administratives locales. Sa licence en économie obtenue à l’Université de Kolwezi renforce son expertise.

Son parcours démontre qu’une femme peut partir de l’administration de base pour accéder aux plus hautes responsabilités communales. À Dilala, elle travaille à consolider l’ordre, améliorer les services et renforcer la proximité entre autorités et administrés.

Aline Makano Tshilombo : Le courage de prendre la relève

Ancienne députée provinciale, Aline Makano Tshilombo est aujourd’hui bourgmestre intérimaire de la commune de Fungurume. Nommée après la suspension de son prédécesseur, elle prend ses fonctions dans un contexte exigeant.

Son installation officielle, le 10 décembre 2024, marque le début d’un nouveau chapitre pour la commune. Son expérience législative constitue un atout majeur pour restaurer la rigueur administrative et renforcer la stabilité institutionnelle.

Prendre la relève dans un moment délicat exige courage, sang-froid et leadership. Elle démontre que les femmes savent non seulement gouverner en période de stabilité, mais aussi redresser en période de turbulence.

Mars : célébrer celles qui bâtissent l’avenir

En ce mois de la femme, le Lualaba peut être fier. Fier de ces femmes qui décident sans bruit mais avec détermination.

Elles ne dirigent pas pour le symbole. Elles dirigent pour transformer.

Elles ne cherchent pas la lumière. Elles créent l’impact.

Fifi Masuka, Laetitia Nawezi, Betty Kyando, Françoise Mangwej, Aline Makano Tshilombo : cinq parcours, une même conviction — celle que le leadership féminin est une force stratégique pour le développement.

À travers elles, c’est toute une génération de filles du Lualaba qui apprend qu’il est permis d’oser, de décider, et de gouverner.

Mars n’est pas seulement un mois de célébration.

Il est le rappel que l’avenir du Lualaba s’écrit aussi au féminin.

Loïc KATSHUNG .

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