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Après le crash de Kolwezi : Pourquoi l’avion reste le moyen de transport le plus sûr et pourquoi Kolwezi ne doit pas céder à la peur (Tribune de Loïc Katshung)

Trente vies ont été sauvées après qu’un avion a dérapé hors de la piste et pris feu à l’atterrissage.

L’accident survenu à l’aéroport national de Kolwezi a bouleversé la ville, mais aussi tout le Congo. Voir un appareil en flammes, apprendre que le Ministre des Mines Louis Watum Kabamba et son équipe ont frôlé la mort : tout cela réveille des peurs légitimes. La population se demande, à juste titre : « Peut-on encore faire confiance à l’avion à Kolwezi ? »

Pourtant, derrière l’émotion, il faut rappeler une vérité essentielle :

l’aviation demeure, en RDC comme partout dans le monde, le moyen de transport le plus sûr.

Un incident exceptionnel, non une norme

Les premières indications parlent d’une défaillance technique lors de l’atterrissage, un événement rare qui a projeté l’avion hors de la piste.

Malgré l’ampleur des flammes, il faut souligner un fait capital :

tous les passagers ont survécu.

C’est la preuve que :

  • les procédures d’évacuation ont fonctionné,
  • l’équipage a gardé son sang-froid,
  • et la structure de l’appareil a résisté suffisamment pour permettre une sortie rapide.

Dans un contexte aussi dramatique, cela relève presque du miracle. Ce n’est pas de la chance : c’est le résultat des standards de sécurité aérienne, même lorsqu’un incident survient.

L’aviation reste le transport le plus sécurisé au monde

Il est normal d’avoir peur après un accident. Mais il faut rappeler ce que montrent toutes les statistiques internationales :

  • L’avion est 100 fois plus sûr que la voiture.
  • Les accidents aériens graves sont extrêmement rares.
  • Chaque vol fait l’objet d’un entretien technique, d’un contrôle des pilotes, et d’une surveillance permanente des opérations au sol.

La sécurité aérienne n’est pas une promesse : c’est une discipline stricte, améliorée en permanence.

Kolwezi ne doit pas perdre confiance

Kolwezi est une ville dynamique, au centre d’activités économiques vitales.

Le transport aérien y joue un rôle clé :

  • il connecte les responsables aux zones minières,
  • il facilite les opérations humanitaires,
  • il permet aux investisseurs, médecins, ingénieurs et travailleurs de se déplacer rapidement.

Affaiblir la confiance dans l’aviation, ce serait ralentir le développement du Lualaba.

Une enquête sérieuse est en cours

Les autorités ont ouvert une enquête pour déterminer avec précision les causes de l’incident. C’est la démarche normale, et surtout rassurante :

chaque accident aérien fait l’objet d’une analyse rigoureuse, afin que les erreurs ne se reproduisent plus.

Ce processus, loin d’être un signe d’instabilité, est au contraire la marque d’un secteur qui se corrige, se renforce et s’améliore en continu.

La vie continue, la sécurité aussi

Malgré le choc, le ministre Louis Watum Kabamba a poursuivi sa mission humanitaire auprès des victimes de l’éboulement minier. Ce geste ne relève pas seulement du devoir :

c’est une façon de montrer que la vie continue, que la peur ne doit pas prendre le dessus, et que les institutions restent mobilisées.

Gardons la tête froide, gardons confiance

Un accident, aussi spectaculaire soit-il, ne doit pas effacer la réalité :

l’avion reste le moyen de transport le plus sûr à Kolwezi, au Lualaba et partout dans le monde.

La meilleure réponse à la peur, c’est l’information, la transparence et la confiance dans des enquêtes menées avec sérieux.

Kolwezi a connu un choc.

Le Congo tout entier a retenu son souffle.

Mais ni Kolwezi, ni le pays n’ont raison d’abandonner l’aviation.

C’est au contraire le moment de la renforcer, de l’améliorer, et de continuer d’avancer.

Loïc KATSHUNG YAV .

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