Zoom news

RDC-CULTURE : Les chansons« Nini to sali te» de MPR et «Lettre à ya Tshitshi» de Bob Elvis réduites au silence

Le succès fulgurant du hit du groupe MPR n’était que d’une courte durée. La Commission nationale de censure des chansons et des spectacles, CNCCS en a scellé son sort.
Dans une décision rendue publique dans l’après-midi de ce mardi 9 novembre 2021, la CNCCS du Ministère de la Justice et garde des sceaux sanctionnent deux gros titres qui défrayent la chronique. «Nini to sali te» du groupe MPR et «Lettre à ya Tshitshi» de Bob Elvis ne seront plus consommés sur le marché de disque, la diffusion de ces deux chansons engagées est prohibée sur toute l’étendue du territoire national, au côté de quatre autres chansons mises en embargos.

Cette instance qui dépend du ministère de la justice motive sa décision par la violation par ces jeunes artistes, du décret n°003 du 21 février 1996 portant création de la Commission de censure des chansons et des spectacles.

« (…) Est interdite la présentation et la diffusion au public sans autorisation du clip de la chanson Nini tosali te du groupe MPR sur toutes les chaînes de télévision, stations de radio, ainsi que les écrans géants et autres moyens de communication installés sur l’ensemble de la République démocratique du Congo », précise la lettre

La chanson «Nini to sali te» a été au cœur de tractations. Toute personne a eu un point de vue à émettre sur cette inspiration artistique qui décrit la situation sociale chaotique de la population congolaise depuis la période de Mobutu en passant par les deux mandats de Kabila et à l’ère de Félix Tshisekedi. Cependant Elvis a dans dans lettre adressée au feu Étienne Tshisekedi déploré l’indifférence des autorités qui ont du mal à traduire l’idée originelle du sphinx de limete.

A noter que c’est une décision qui plonge l’opinion publique dans l’émoi , dans la classe politique congolaise certaines réactions fusent déjà , à l’instar de celle de la famille politique de l’opposant Martin FAYULU.

« Tous les signes d’une dérive dictatoriale sont là », tacle l’Ecidé de Fayulu

Rédaction

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Résoudre : *
14 − 11 =